WALDYSLAW SZPILMAN LE PIANISTE


WALDYSLAW SZPILMAN LE PIANISTE

Wladyslaw Szpilman - Musée de l'Insurrection de Varsovie



Le Pianiste Édition Pocket - Amazon
Le Pianiste - Histoire autour du livre 
 
Ce livre est un document exceptionnel. Par son histoire d'abord publié en 1946 en Pologne, au lendemain de la défaite nazie, il fut presque aussitôt proscrit par le régime communiste d'alors.

Le livre est republié en 1998 deux avant la mort de Wladyslaw Szpilman. Il sera traduit et édité en français par Robert Laffont en décembre 2000. Il aura fallu plus de cinquante ans pour que le monde entier découvrent enfin ce témoignage hors du commun, poignant et sobre, récit d'un survivant du ghetto de Varsovie.

Selon son fils Christopher Szpilman [...] " la réédition du Pianiste a provoqué une forte émotion, une émotion ambivalente : Il était content de la réédition du livre mais les souvenirs étaient trop forts.

Puis vint le film. Polanski est venu et lui a parlé. La première négociation a eu lieu à la fin de 1999. Mon père est décédé en juillet 2000. Il était en excellente santé, mais il est parti très soudainement.  Je ne peux m'empêcher de penser que le succès du livre et de cette conversation au sujet du film ont eu un rapport avec ces évènements."



Résumé

Lorsque l'armée hitlérienne envahit la Pologne, Wladyslaw Szpilman est un jeune pianiste. Il vit avec ses parents et ses frères et sœurs à Varsovie et travaille pour Radio Pologne. Le 23 septembre 1939, il donne un récital Chopin, avec au programme le Nocturne en do dièse mineur (Nocturne n°20), lors de la dernière émission en direct de la radio polonaise.




Les bombes allemandes mettent fin aux programmes qui ne reprendront que six ans plus tard, avec le même récital, toujours interprété par Szpilman.

La chute de la ville entre les mains allemandes fait basculer leur destin. Les portes du ghetto vont bientôt se refermer sur eux, et sur un demi-million de Juifs polonais, condamnés à l'esclavage, aux privations et à la mort.

Szpilman raconte la vie quotidienne, qui continue jusqu'en 1942, les trahisons et les inégalités au sein de la communauté juive enfermée, puis les déportations méthodiques, la perte de sa famille, et la révolte du ghetto, sursaut d'une poignée de désespérés face à une armée allemande suréquipée.

Sa famille sera déportée au camp d’extermination de Treblinka à laquelle il a échappé de justesse : quelqu’un, ayant reconnu le musicien célèbre et admiré, l’a soustrait à la foule vouée à la mort, lors du chargement du convoi, dans l’enceinte de transit à Varsovie. Le livre, le Pianiste, est le récit hallucinant d'une lutte pour la survie.

Autour du livre

Wladyslaw Szpilman témoigne aussi de la solidarité d’amis polonais qui l’ont hébergé après sa fuite du ghetto, ont risqué leur vie pour lui procurer des cachettes, jusqu’à ce qu’il fût découvert peu avant la fin de la guerre par le Capitaine Wilm Hosenfeld, un officier de la Wehrmacht qui lui sauva la vie, alors qu’il vivait dans l’isolement et le dénuement le plus complet dans Varsovie presque totalement détruite.

Hosenfeld, fait prisonnier de guerre par les Soviétiques en janvier 1945, sera jugé et condamné à Minsk en 1949 à 25 ans de prison en tant que criminel de guerre.

Il meurt misérablement en 1952 dans un hôpital près de Volgograd.En février 2009,  il est reconnu " Juste parmi les nations " à titre posthume et inscrit sur le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

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