Pierre et le Loup de Sergueï Prokofiev, Op.67, 1936 | Jacques Brel |

Pierre et le Loup est un conte musical pour enfants, Op.67, dont le compositeur russe Sergueï Prokofiev (1891 - 1953) écrit le texte et compose la musique en 1936. Le but est d'initier les enfants à la notion d’orchestre et à quelques instruments de musique. L’histoire de Pierre, un jeune garçon qui vit dans la campagne russe avec son grand-père, est ainsi ponctuée d’intermèdes musicaux dans lesquels les protagonistes sont tous personnifiés par des instruments de l’orchestre : Pierre par le quatuor à cordes, l’oiseau par la flûte traversière, le canard par le hautbois, le chat par la clarinette, le loup par les cors, le grand-père par le basson et les chasseurs par les bois et les cuivres.

Synopsis.


Pierre est un petit garçon russe qui vit dans la maison de son Grand-père. Un jour, il s'en va dans la prairie laissant derrière lui la porte du jardin ouverte...  et le canard qui vit dans la cour en profita pour s'en aller se baigner dans l'étang voisin.

Alors qu'il se baignait, un petit oiseau commence à discuter avec lui :

- Quel genre d'oiseau es-tu si tu ne peux pas voler ?
- Quel genre d'oiseau es-tu si vous ne pouvez pas nager ? Lui répondit le canard.

Mais le chat de Pierre est parti à pas feutrés chasser...  et l'oiseau, averti par Pierre,  s'envola sur un grand arbre pour ne pas tomber dans les griffes du félin... Tandis que lui, le canard, avec un regard narquois, nageait en toute quiétude au  milieu de l'étang. 

Le Grand-père de Pierre n'était pas content, mais pas content du tout, avec sa voix de basson, il gronda son petit-fils qui se trouvait seul dans le pré  :

- Supposons qu'un loup sorte du bois ? Petit garnement ! Que ferais-tu ? lui demanda son Grand-père
- Les enfants comme moi n'ont pas peur des loups ! rétorqua l'insolent petit enfant.

Son grand-père prit l'enfant par la main et l' emmena  à la maison où il l'enferma à double tour... Il était temps car au même moment,  un gros loup gris sortait de la forêt, affolant le chat qui sans demander son reste, grimpa sur l'arbre le plus proche, et retrouva l'oiseau qui s'était envolé pour le fuir. Voilà une situation embarrassante et ô combien cocasse...


C'est alors que le canard aussi narquois qu'imprudent sortait en caquetant  d'enthousiasme de l'étang. Ce fut le dernier chant, les ''dernières paroles'' du palmipède, car le loup profitant de cette aubaine  poursuivi,  rattrapa et mangea le canard.


Pierre observa la scène et décida de grimper sur l'arbre. Il dit à l'oiseau :


- Détourne l'attention du loup, va voltiger autour de la gueule du loup mais prends garde qu’il ne t’attrape.


Pendant ce temps, Pierre fit un nœud coulant à la corde  pour attraper le loup par la queue...  Le loup, se sentant pris, se mit à faire des bonds sauvages pour essayer de se libérer. Mais Pierre attacha l’autre bout de la corde à l’arbre, et les bonds que faisaient le loup ne firent que resserrer le nœud coulant.


C’est alors que les chasseurs sortirent de la forêt. Ils suivaient les traces du loup et tiraient des coups de fusil. Pierre leur cria du haut de l’arbre : " Ne tirez pas. Petit oiseau et moi, nous avons déjà attrapé le loup. Aidez-nous à l’emmener au jardin zoologique. "


Et maintenant, imaginez la marche la marche triomphale : Pierre est en tête ; derrière lui, les chasseurs traînaient le loup, et, fermant la marche le Grand-père et le chat. Le Grand-père, mécontent, hochait la tête en disant : " Ouais ! Et si Pierre n’avait pas attrapé le loup, que serait-il arrivé ? " Au-dessus d’eux, l’oiseau voltigeaient en gazouillant : " Comme nous sommes braves, Pierre et moi. Regardez ce que nous avons attrapé. " 

Patrick Clot  Sorbier
Peter and the wolf by the Vancouver Symphony Orchestra .

A écouter également : Jacques Brel et Ralph Vaughan Williams : Amsterdam

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